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  • : Le Solar Plexus est le chakra du bien-être personnel, De notre ego, de notre énergie émotionnelle pour être en harmonie avec soi et avec son entourage dans un esprit de tolérance. Ce feu, cette force, cette lumière et cette énergie dont il est le siège déterminent notre personnalité et, par conséquent, notre place dans la société et nos réactions par rapport aux conventions, aux règlements et aux lois ainsi que notre sens de la hiérarchie. Le Chakra du Plexus Solaire régit nos rapports avec le c
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 16:24

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En photo : Simbad pendant les tournages pour un reportage sur la famille d’Armelle Jacquin et sa famille, connus comme "Justes de France".


JUSTES DE FRANCE EN AQUITAINE

L’HISTOIRE D’UNE PETITE FILLETTE JUIVE

Née  à Karlsruhe en Allemagne, Hélène Fraenkel a douze ans en avril 1939. Grace à l’OSE sa famille réussit à la faire passer clandestinement en France avec sa sœur. Les deux fillettes trouvent asile à Strasbourg. Lorsque les Allemands envahissent la France, l'OSE transfère Hélène, seule sans sa sœur, dans un orphelinat de Bergerac. Un soir, en 1942, des gendarmes français font interruption dans l'établissement et arrêtent plusieurs Juifs, dont Hélène. Déjà dans le car qui doit la conduire dans un camp, elle est remplacée au dernier moment par un Juif plus âgé et elle retourne à l'orphelinat. Il est alors décidé de lui trouver une cachette plus sure. Le directeur de l'établissement connaît la famille Jacquin près de Bergerac qui pourrait l'accueillir.

Paul Jacquin, importateur parisien de matériel scientifique, refuse de collaborer avec les Allemands et voit son entreprise réquisitionnée. Il se réfugie avec sa femme Marguerite et leurs cinq enfants, François, Armelle, Noëlle, Jean-Pierre et Bernadette au manoir de Sireygeol, proche de Bergerac, une vaste mais vieille bâtisse qu'ils louent. Cette famille a des liens avec la Résistance. Elle abrite des enfants juifs; munis de faux papiers d'identité. Mme Langweil, amie de la famille, leur amène des enfants de l'orphelinat juif de Bergerac tenu par Mme Weil. Ainsi, arrivent Hélène Fraenkel et Vincent et Bruno Léon. Hélène est la petite-fille d'un rabbin polonais, elle est pourvue de faux papiers au nom d' “Hélène Frenel” et au même âge qu'Armelle Jacquin. Les trois enfants resteront chez les Jacquin jusqu'à la Libération.

La famille Jacquin vit modestement et se livre aux travaux des champs avec l'aide des enfants et des réfugiés. Tous gardent les troupeaux et travaillent aux champs. Toute la famille des Jacquin est impliquée dans les sauvetages, aussi bien à Grenoble qu'à Paris ou en Normandie ou vivent leurs cousins, les Parodi. Mais aussi les amis: l'instituteur qui fournit les faux papiers, le maire, les fermiers voisins. Paul et Marguerite Jacquin ont ainsi pu sauver un résistant, Antoine Noël, des réfugiés de passage qui avaient besoin de “se mettre au vert», des aviateurs hollandais que François Jacquin, le fils de Paul et Marguerite, résistant, plaçait dans les fermes voisines avant de les aider à rejoindre des filières vers l'Espagne ...

Les Allemands et la milice française font parfois des descentes dans la région, à la recherche de maquisards et de Juifs. Les Jacquin cachent alors les aînés des enfants à la forêt tandis qu'Hélène est simulée dans une meule de foin. Les Jacquin avaient averti leurs jeunes pensionnaires de ne révéler à personne qu'ils étaient Juifs, et ce n’est qu'à la Libération qu'Hélène a découvert que les autres enfants étaient également. Après la guerre, Hélène demeura encore un an et demi chez les Jacquin, avant d'être envoyée dans l’établissement de l'OSE à Toulouse. Hélène évoquera la chaleur de la famille et tout particulièrement de la jeune Armelle qui dormait dans la chambre contiguë à la sienne. Pour sa part, Armelle se souvient d'Hélène comme d'une adolescente robuste qui ne pleurait jamais, mais avait désespérément besoin d'affection.

Hélène vit aujourd'hui en Israël et les « petites filles» sont restées en contact. Armelle, qui a appris l'hébreu, est allée rencontrer en Israël son amie et sa famille. À propos d'Hélène, Armelle Jacquin évoque “un monument de silence, de douleur et de courage ». Par leurs actions, comme par leur participation à la Résistance, tous les Jacquin n'ont eu de cesse de manifester leur hostilité à l'occupant.

Nomination: 1991- Dossier 4873 Sauvetage: Bergerac, Dordogne

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